Tu vois, la nénette là ?
C'est moi le matin... je me plante devant mon placard telle une voyante devant sa boule de crystal... Et les minutes passent, ... et mon homme aussi il passe ... et il repasse (pas le linge hein),...
C'est moi le matin... je me plante devant mon placard telle une voyante devant sa boule de crystal... Et les minutes passent, ... et mon homme aussi il passe ... et il repasse (pas le linge hein),...
Et je bouge pas d'un pouce...
Alors que lui a eu le temps de se préparer, de sortir le chien, et j'en passe, et moi ?
Moi je suis toujours devant mon placard... rien enfilé, rien sorti du placard...
Moi je suis toujours devant mon placard... rien enfilé, rien sorti du placard...
Mon homme a d'abord cru que j'avais collé la photo de Karev au fond du placard et que l’œil encore à moitié collé je bavais dessus entre une robe et un slim, mais non, même pas...
Je ne fais pas non plus d'incantation mystique en attendant que par magie THE tenue sorte dans un nuage de paillettes porté par deux colombes blanches dans un tintement de cloches...
Il a vérifié aussi que je ne me sois pas rendormie la face coincée entre deux cintres, l'étagère incrustée dans le front ...
Non, non je suis bien réveillée, stoïque devant mes fringues, les yeux hagards et l'air concentré, comme si j'étais en haut de la tour face au Père Fouras et sa question qui tue...
Et effectivement je suis bien en cogitation extrême... c'est un braingstorming en solo qui se passe dans ma tête,...
Je fais des calculs invraisemblables pour savoir ce que je vais bien pouvoir mettre...
Un neurone lance une idée, un autre (oui, oui, contre toute attente il semblerait que j'en ai plusieurs) lui démonte son argumentation, et ça peut durer des plombes...
Je fais des calculs invraisemblables pour savoir ce que je vais bien pouvoir mettre...
Un neurone lance une idée, un autre (oui, oui, contre toute attente il semblerait que j'en ai plusieurs) lui démonte son argumentation, et ça peut durer des plombes...
Mes neurones ont du mal à trouver une terrain d'entente pourtant je me fais plein de preview dans ma tête, je fais chauffer le cerveau de bon matin... (c'est comme ça qu'après il est OUT pour toute la journée peut être...)
Non, parce que tu comprends, s'il fait froid par exemple je vais vouloir mettre mes bottes fourrées, mais elles sont camels, alors faut trouver quelque chose qui aille avec qui me tienne bien chaud aussi, mais pas le pull taupe, parce que tu vois celui là je le mettrais bien demain avec mon slim...
Tout ce cheminement fait d'hypothèses et de contre-thèses thermo-stylistiques, dans la tête d'un homme c'est du même niveau que la différence entre le mauve, le lavande et le parme tu vois...
Quand tu vois les problèmes existentiels que je me pose... imagine les techniques que je peux mettre en œuvre pour les résoudre... mais là je sais pas si je te raconte, je sens que tu vas te payer ma tête maintenant que la Journée de la Solidarité est finie...
...
...
...
...
...
Bon, allez, mais c'est bien parce que t'insistes et que tu ferais n'importe quoi pour en savoir plus sur ma vie palpitante...
Voilà ce que j'en suis arrivée à faire l'autre jour pour savoir si je mettais les bottes marrons ou les camels... Ouais, ouais, je me suis fait un auto-porpieds, mais c'est pas ma faute aussi... j'ai pas encore de miroir en pied...
| Dilemme matinal |
Dis-moi que toi aussi tu fais la statue devant ton placard, même si c'est pas vrai dis-le moi quand même, mon homme me trouvera moins barge peut-être...




Et en voilà encore une de bonne question? Une qui revient régulièrement dans ma tête, en fait chaque fois que je vois une fille devant moi avec une frange magnifique, lisse, brillante, coupée à sa juste longueur et qui entoure merveilleusement l'oval de son visage. Aaaahhh! mon rêve! Et chaque fois je vais me voir à la glace et je m'imagine avec la même, je rêve et puis soudain le doute me prend. Si je vais chez la coiffeuse et que je demande la même à tous les coups je vais en ressortir avec un truc qui ne me plaira pas ou qui sera trop cours, au milieu du front (comme on m'a fait déjà une fois!!!), on me dira que ça me va bien pour ne pas m'accabler et me rappeler mon douloureux suicide capillaire d'il y a quelques années, ou soit, comme très souvent la coiffeuse me dira "vous êtes sûre?? vous avez un petit visage ça va vous manger tout, c'est dommage!!!" avec un air dissuasif, elle me fera douter et finalement elle me taillera 2 cheveux et demi "juste pour faire un mouvement sur le front" qui repousseront dans la nuit et le lendemain ou presque je n'aurais presque plus rien!! Et voilà le grand dilemme de ma vie, j'ai toujours aimé la frange mais des instances supérieures, voir une volonté divine m'empêche de réaliser mon doux fantasme. Rêve qui n'a pas toujours était au goût du jour : oui Madame! car je suis une grande traumatisée capillaire, dès ma petite enfance la fée du malheur chevelu s'était penchée sur mon berceau. Lorsque j'ai eu 6 ans ma maman m'a coupé les cheveux au bol, pour les fortifier! mon subconscient a dû tout effacer de ma mémoire car je ne m'en souviens pas vraiment seul les photos me le prouve. Une véritable miniature de Mireille Mathieu. Puis lorsque mes cheveux ont poussé, elle m'a coupé la frange pendant des années, parce que ça m'allait bien. Oui! si on veut mais ma maman aimait déjà les coupes de cheveux destructurée, une mèche un peu en biais, une autre plus courte, une autre un peu plus longue, ça passait avec un léger coup de brosse qui électrisait le tout, ça faisait un flou artistique pendant quelques minutes, le temps d'aller à l'école puis tout retombaient bien moche, et oui ! c'était ça les années 70! beaucoup de créativité fait maison.
